Comment devenir FCM ?

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La vocation suppose un appel personnel du Christ et le désir de répondre à son amour par une vie toute donnée.

Plusieurs étapes de discernement :

  • Une étape d’accueil, de connaissance mutuelle et d’accompagnement pour un premier discernement, c’est l’aspirat. « Maître où demeures-tu ? »
  • Une étape de confirmation de l’appel dans la Société des Filles du Coeur de Marie,  c’est le postulat. « Venez et voyez ! »
  • Une étape de formation et d’approfondissement, c’est le temps du noviciat. « Ils allèrent et virent, et ils restèrent auprès de Lui. » 
  • L’étape du juniorat commence par l’émission de premiers voeux de pauvreté, chasteté, obéissance. « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie. »

Les premiers voeux sont renouvelés pendant cinq ans, jusqu’aux vœux de cinq ans qui intègrent pleinement à la Société.

La vocation d’une FCM


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Dans l’histoire de chacune, Dieu fait signe de multiples manières. Il rejoint toujours un désir personnel et profond.

Dans un premier temps, il est bon de parler et de faire connaissance avec l’une, ou l’autre d’entre nous.

Pour un premier contact : j.c.34@orange.fr

Les modalités de la formation humaine, religieuse, théologique, sont adaptées à la situation particulière de chacune.

Site de la Conférence des Religieux et Religieuses de France : http://www.viereligieuse.fr/

Récit de vocation de Gisèle

« Ils allèrent et virent où Il demeurait.

Et ils restèrent auprès de Lui » Jn : 1, 39

L’appel de Dieu : une joie.

J’ai connu la Société dans une école où la directrice et certains professeurs étaient des Filles du Cœur de Marie, j’avais 14 ans.

Depuis toujours, je voulais aider les pauvres, les petits, soulager les malheureux, je me souviens avoir dit à maman : moi, je n’aurai pas d’enfant, j’en adopterai. Au fil des années, l’appel s’est précisé et au fond de mon cœur, mon désir était de répondre oui à cet appel.

Mais comment le concrétiser ? Je n’osais pas en parler à mes parents. La surveillante de l’école m’a proposée de participer à un week-end de prière sur les vocations, et là j’ai pu en parler ouvertement avec elle ; par la suite, elle me donnait des livres spirituels à lire, m’invitait à participer à l’Eucharistie quand cela était possible, me parlait de la prière et de la Société.

Les études terminées, je quittais l’école, mais je ne voulais pas perdre de vue les Filles du Cœur de Marie. Mon désir était d’entrer dans la congrégation. Mais avant tout, je voulais trouver du travail. Avec mon Brevet, je postulais pour travailler à l’hôpital. A 18 ans révolus, un poste d’agent de service me fut proposé, en même temps, la directrice des soins de l’hôpital me proposait de faire l’école d’aide-soignante, ce que j’acceptais. Mon avenir professionnel se concrétisait, c’est alors que je demandais de rentrer dans la Société. 18 ans : pleine de rêves, le monde m’appartenait et rien ne pouvait m’arrêter. Je fis mes premiers pas dans la Société.

Tout au long de ces années de formation, j’ai touché la délicatesse du Seigneur envers moi. Réellement, je croyais et je voulais tout donner au Seigneur. Lui, délicatement, me faisait voir ma faiblesse, mon orgueil : non, je ne donnais rien d’autre que ce que Lui-même m’avait donné. J’ai cheminé avec plusieurs supérieures qui ont su respecter ma ‘folie’ de jeunesse et m’accompagnaient sur mon chemin. Oui, je me donne au Seigneur, mais, c’est Lui qui appelle, j’ai à recevoir  cet appel, j’ai à donner ma réponse.

Aujourd’hui, après plus de 30 ans de vœux, la joie au fond de mon cœur m’habite toujours et mon désir de répondre oui chaque jour est toujours présent.

Je découvre encore aujourd’hui que c’est le Seigneur qui est le Maître de tout et je ne suis que son instrument. Oui, je rends grâce à Dieu pour tout le chemin parcouru, chemin parsemé d’embuches où mon ‘oui’ était parfois un ‘oui mais’ et là encore dans la prière, avec la relecture, l’accompagnement, le oui redevient plus vrai, plus authentique. Même si je lâche la main du seigneur, Lui garde ma main dans la sienne.

Je fais mien ce texte de Saint Jean : « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit,  car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire » Jn : 15, 5. Et je goûte jour après jour cette Parole qui me donne la force d’avancer dans la confiance et la paix.

Je reviens sur une phrase que le Père avait prononcée lors de mon oblation :

« Le premier pas n’est pas forcément le plus difficile, mais l’important, c’est la fidélité »

« Pas une journée sans penser à Marie, en l’associant à  tout… »

Aujourd’hui, je ne peux que rendre grâce pour tout ce que le Seigneur m’a donné tout au long de ces années.

Magnificat ! »

Récit de Jacqueline

« Vers 15, 16 ans, l’appel du Seigneur à être à Lui, sans partage, s’est fait entendre. Je pensais pour cela tout quitter et entrer dans un monastère bien connu de l’Aveyron. Mon père âgé, avec lequel je vivais à Limoges, seule depuis le mariage de mon frère avait la hantise de me voir partir et entrer dans la vie religieuse, « pour lui » incompréhensible !

Après mon bac, je suis désireuse de m’engager auprès des plus pauvres : être Assistante Sociale. J’ai fait mes études d’Infirmière et de Social, dans une école dirigée par une Fille du Cœur de Marie. Mon père commençait à devenir dépendant, se paralysant peu à peu. Je ne pouvais le quitter ! C’est alors que partant à Lourdes avec les malades du diocèse, la directrice de l’école me confie un petit livret sur la Société des Filles du Cœur de Marie. J’en avais déjà connu l’existence sans donner suite ! Le prêtre qui m’accompagnait connaissait bien la Société, en appréciait la vérité, la profondeur de la vie religieuse. Il me conseille de réfléchir, dans la prière, à Lourdes sur la proposition qui m’avait été faite.

Là-bas, dans ce lieu marial très aimé, je suis restée sans lumière, indécise assez longtemps ! Puis, à un moment d’Adoration organisé pour « infirmières et brancardiers », brusquement se sont précisées en moi trois convictions : l’appel du Seigneur, l’obstacle actuel et la possibilité d’allier les deux : c’était là une évidence de la volonté du Seigneur !

Accueillie en grand secret par la supérieure et la communauté de Limoges, mon père ignorant tout, j’ai commencé le postulat, vécu la 1ère année du noviciat sans changement extérieur de ma vie quotidienne, mais dans le cœur tout était changé ! Le « retour à Dieu » de mon père a pu ainsi être paisible…

J’ai alors quitté la maison, prévenu ma famille. J’avais mes diplômes d’Infirmière et d’Assistante Sociale. La formation faite par la supérieure de Limoges, tout à Dieu, dans la Société, m’a convaincue, sans ambigüité : la vie religieuse d’une Fille du Cœur de Marie est autant réelle, profonde, toute livrée que celle d’une contemplative dans un monastère. Tout dépend pour elle de sa liberté, de sa correspondance à la grâce, de son « cœur » comme Marie l’a vécu dans la fidélité et l’amour, prête à tout ce que le Seigneur peut demander.

Libre de tout devoir familial, j’ai pu ainsi me remettre entre les mains du Seigneur qui m’a toujours conduite par mon vœu d’obéissance. J’ai été ainsi envoyée dans divers lieux de France, tout au long de ces 60 ans de vie religieuse, y trouvant joie et paix. J’ai ainsi pu réaliser les attraits donnés par le Seigneur. »